Endométriose à 17 ans : le témoignage de Manon
À seulement 17 ans, Manon vit avec l’endométriose et l’adénomyose.
Ses premières règles arrivent à 12 ans. Très rapidement, elle remarque un flux particulièrement abondant. Quelques mois plus tard apparaissent des douleurs importantes, puis les passages à l’hôpital, les interrogations et progressivement un parcours qui la conduira jusqu’au diagnostic.
Aujourd’hui, Manon a choisi de raconter son histoire à Endolia.
Son témoignage rappelle notamment une chose : des douleurs menstruelles importantes chez une adolescente méritent d’être écoutées et prises au sérieux.
🌸 Vos histoires #001 — Manon, 17 ans
Ce récit correspond à son expérience personnelle. Il ne constitue pas un avis médical et chaque parcours avec l’endométriose est différent.
Des premières règles très abondantes à seulement 12 ans
Manon a ses premières règles au mois de janvier, lorsqu’elle est en classe de 5e.
Elle remarque immédiatement quelque chose qui l’interpelle : son flux est extrêmement abondant.
Une serviette hygiénique prévue pour la nuit tient environ trois heures avant de déborder.
Puis ses règles disparaissent pendant plusieurs mois.
Lorsqu’elles reviennent, environ six mois plus tard, elles s’accompagnent cette fois de douleurs très importantes.
Manon fait un malaise et se retrouve à l’hôpital. Selon son témoignage, une carence en fer et en magnésium est alors identifiée.
Mais ce n'est que le début de son parcours.
Des douleurs qu’elle finit presque par considérer comme normales
Les années passent et la douleur continue.
« J’ai vécu dans la douleur, presque en la normalisant. »
À plusieurs reprises, Manon se retrouve à l’hôpital en raison de fortes douleurs du côté droit.
À force de vivre avec ces symptômes, la douleur finit progressivement par prendre une place presque habituelle dans son quotidien.
Et c’est justement l’un des messages importants de son histoire : une douleur répétée ne devient pas normale simplement parce qu’on finit par s’y habituer.
L’endométriose entre dans son histoire familiale
En classe de 3e, Manon surprend une conversation entre sa mère et sa grand-mère.
Elle découvre alors que sa mère est atteinte d’endométriose et que sa grand-mère a également connu des problèmes gynécologiques, notamment une adénomyose.
Cette conversation provoque chez elle de nouvelles interrogations.
Manon commence à effectuer ses propres recherches et reconnaît certains de ses symptômes dans ce qu’elle découvre sur l’endométriose.
Elle demande alors à consulter un gynécologue.
Selon son témoignage, une échographie conduit ensuite à identifier une endométriose.
Peut-on avoir de l’endométriose à 17 ans ?
Oui. L’endométriose peut concerner les adolescentes.
Les symptômes peuvent apparaître dès l’adolescence et notamment se manifester par des douleurs importantes pendant les règles.
Cela ne signifie évidemment pas que toute adolescente ayant des règles douloureuses souffre d’endométriose.
En revanche, lorsque les douleurs sont importantes, répétitives, résistantes aux mesures habituelles ou qu'elles ont un retentissement sur la scolarité et la vie quotidienne, elles méritent une évaluation médicale.
C'est également pour cette raison qu'il est important de ne pas considérer automatiquement des règles extrêmement douloureuses comme quelque chose qu'une adolescente devrait simplement supporter.
À 15 ans, d’autres douleurs apparaissent
À 15 ans, Manon rencontre celui qui est encore aujourd’hui son petit ami.
Après plusieurs mois de relation, elle commence sa vie sexuelle.
Mais les rapports s'accompagnent d'une gêne puis de douleurs importantes.
Elle décide alors de retourner consulter.
Des examens complémentaires sont réalisés. Selon son témoignage, des kystes sont notamment retrouvés au niveau de ses ovaires.
Manon souhaite avoir des enfants plus tard. Elle raconte qu’à ce moment-là, aucune intervention chirurgicale ne lui est proposée et qu'un traitement hormonal est privilégié.
Commence alors une nouvelle étape de son parcours.
« J’ai testé 8 pilules avant de trouver celle qui me convient »
Trouver un traitement qui lui convient ne se fait pas immédiatement.
« J’ai testé 8 pilules avant de trouver celle qui me convient aujourd’hui. »
Puis, à 16 ans, lors d'un examen de contrôle, Manon apprend également qu’elle est atteinte d’adénomyose.
Elle change ensuite de gynécologue et est orientée vers un professionnel spécialisé dans l’endométriose dans sa région.
Une phrase qu’elle n’a pas oubliée
Parmi tout son parcours médical, Manon garde notamment le souvenir d’une phrase qui l’a profondément marquée.
Elle raconte qu’à 16 ans, on lui aurait dit :
« Soit celle-ci marche, soit la seule solution, c’est de tout t’enlever. »
Manon se souvient encore aujourd’hui de ces mots.
Elle n’avait que 16 ans.
Il s’agit ici de propos rapportés selon le souvenir et le témoignage de Manon, et non d’une recommandation médicale formulée par Endolia.
Aujourd’hui, vivre avec l’endométriose à 17 ans
Aujourd’hui, Manon explique que son traitement lui permet de mener une vie beaucoup plus normale.
Mais une inquiétude reste présente :
la peur qu’une nouvelle crise survienne.
Dans son quotidien, elle peut compter sur le soutien de son petit ami, qui s'est lui-même renseigné sur l'endométriose afin de mieux comprendre ce qu'elle traverse et de pouvoir l'accompagner.
Elle arrive également davantage à échanger avec sa grand-mère sur leurs expériences respectives.
Son histoire avec l’endométriose continue de s’écrire.
Mais aujourd’hui, elle a choisi de mettre des mots dessus et de les partager.
Pourquoi Manon a choisi de témoigner sur Endolia
Parce qu’à 17 ans, parler de règles, de douleurs, d'endométriose, d'adénomyose ou encore de douleurs pendant les rapports n'est pas forcément facile.
Pourtant, ces témoignages peuvent permettre à d’autres jeunes femmes de se reconnaître, de comprendre qu'elles peuvent parler de leurs symptômes et, lorsque cela est nécessaire, de demander de l'aide auprès d'un professionnel de santé.
Merci à Manon pour sa confiance et pour avoir accepté de partager une partie aussi personnelle de son histoire. 🌸